La dernière du Mexique




Nous sommes arrivés le 18 février á Huatulco,
station balnéaire de la cote Pacifique.
Les "Bahías de Huatulco", 9 baies magnifiques ,
présentent une diversité naturelle extraordinaire.
Les montagnes aux forets tropicales longent les plages,
et deux rivieres entourent ce paradis décrété parc national.
Saveurs épicées, "cumbia" a toute heure du jour et de la nuit,
contrastes climatiques et géographiques,
culture préhispanique omniprésente, faune et flore exotiques,
influence américaine, mouvements révolutionnaires...
nous faisons connaissance avec ce pays grand comme trois fois la France,
et complexe comme un continent entier.

Lundi 30 août 2010 1 30 /08 /Août /2010 02:51

Chers amis, chers lecteurs,

 

un petit message juste pour vous dire que nous partons pour 6 mois sur les routes mexicaines, dans notre combi, et pour l'occasion nous avons crée un autre blog, sur lequel vous pourrez suivre nos aventures:

 

mexicombi sur le site de blogspot

 

Des photos, plein de photos, et des petits commentaires.

 

A bientot!!

 

Kristel

Par kristel lodewijk
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Mardi 20 juillet 2010 2 20 /07 /Juil /2010 18:23

15 ans. Une étape des plus importantes dans la vie d’une mexicaine. Le quinzième anniversaire est traditionnellement fêté ici au Mexique comme le passage de l’enfance à l’âge adulte. Un rite initiatique, en quelque sorte, pour préparer la jeune fille à son mariage imminent.

 

Bon…  ça, c’est la théorie. Aujourd’hui les filles ne se marient plus à 15 ans avec des hommes choisis par leurs parents.  Néanmoins, on célèbre toujours la quinceañera avec application et respect des traditions.

 

Que ce jour soit le plus beau de sa vie, Zatzil Pamela le voulait, ses parents l’ont fait. Deux fêtes, deux ambiances. Le samedi soir, après la messe, les amis de la famille et de notre jeune fille au prénom de fleur maya se réunissent dans la salle des fêtes du centre de Oaxaca.

 

la-Quinceanera 1759

 

 

 

D’ambiance conviviale, point du tout, c’est plutôt guindé et les tenues vestimentaires oscillent entre le super kitch et le mégastrass, mais ça semble être le top de l’élégance pour ces familles aisées. Un groupe chante des chansons pop internationales, Lady Gaga sévit aussi au fin fond de la campagne oaxaquénienne.

 

 

 

 

  

Les tables rondes décorées et fleuris sont disposées de telle manière qu’elles laissent un espace pour danser au milieu. Un animateur commente les moindres faits et gestes des parents, dont il précise à chaque fois leur titre universitaire ou leur profession : « el arquitecto Marco Antonio y la licenciada Sonia !! » avec une voix de Monsieur Royal.

 

la-Quinceanera 1758

 

Mais où est la princesse de la soirée ? Elle se fait attendre, c’est parce qu’elle ménage son effet.  Soudain les lumières se tamisent, les voix se taisent, les yeux se tournent vers la scène où 5 damoiseaux en tenues de valets se sont placés avec grâce. Et Pamela surgit de la pénombre, un masque vénitien lui cachant le visage, des plumes dans les cheveux et une robe à faire pâlir d’envie la tête de Marie-Antoinette. Il ne serait pas déplacé de croire que tous ces jeunes gens vont se mettre à danser la valse… et non ! Sur un mix de musiques assez modernes, entre la disco, la danse et la soul, notre reine se trémousse, se fait porter, virevolte d’un garçon à l’autre, avec des moues copiées aux clips de Britney et des ondulations de bras shéerazadiennes. Les pas sont précis, des heures d’entrainements certainement, avec une prof de danse. Le spectacle se déroule sous l’œil malveillant des petites amies des garçons, qui doivent se dire que « ouais, la robe est pas mal, mais j’aime pas trop la couleur, et c’est vrai qu’elle aurait pu faire un p’tit effort de coiffure passqu’à faire autant de tours ses cheveux vont se déboucler, enfin elle aura pas mon mec, ça c’est sûr » …………………. Aaah les filles…

 

 la-Quinceanera 1769

 

Cette entrée en matière n’est que l’introduction d’une suite de spectacles de danses, dont la protagoniste est Pamela, qui terminent tous par l’explosion d’éclatants feux d’artifices, changement de tenue rapide entre chaque chorégraphie, un stress qui provoque une hystérie vite apaisée par la trombe d’applaudissement des spectateurs conquis.

 

la-Quinceanera 1801

 

Après un show plébiscité, on trinque. Tout le monde se lève pour boire un verre à la santé de Zatzil Pamela, de son père (l’architecte…), de sa mère (la licenciada), de son parrain (qui avait certainement une profession lui aussi, mais que je n’ai pas retenue malheureusement), et d’autres personnes.

 

 la-Quinceanera 1778

 

Et vient le moment solennel pour Pam de dire adieu à sa vie de petite fille et d’entrer dans sa vie de femme accomplie et responsable.

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Du haut de ses 15 ans et de ses 25 cm de talons, elle reçoit des mains d’une vraie petite fille sa dernière poupée, symbole de l’enfance qui s’en va. Puis des mains de son petit frère, un énorme bouquet de fleurs, cadeau de son arrivée dans le monde des adultes, le tout sous les yeux larmoyants de sa mère.

  

  

  

  

  

  

La remise des cadeaux durera 20 minutes au moins, et la question est de savoir : comment va-t-on transporter toutes ces choses ?

la-Quinceanera 1780

 

 

Le dîner se passe en écoutant le groupe jouer des airs mexicains et de rock, pour faire plaisir au papa. Et puis le grand moment arrive, après le dessert, c’est le bal ! Le groupe est congédié, et la musique « de djeuns » peut commencer, à fond les ballons.

 

 

 

 

 

 

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Tous les adultes en devenir, et enfants en attente se rejoignent au milieu et, sur des airs de techno commerciale, dansent en rond, en ligne, en carré, au milieu, seuls ou à deux, bras levés, bouches ouvertes, les filles perchées sur leurs escarpins, les garçons engoncés dans leurs costumes, c’est un défilé de froufrous, de fleurs dans les cheveux, de robes satinées, de paillettes. C’est assez déstabilisant d’ailleurs de voir tous ces jeunes déguisés comme à la cour du Roi, se déhancher en toute innocence sur une chanson qui dit « t’as une grande bouche,  vas-y, amuse-toi »…  Pas si ingénue que ça, la quinceañera, je suis d’avis qu’elle a dit au revoir depuis très longtemps déjà  à ses poupées barbie et qu’elle n’a pas l’intention de se mettre tout de suite en quête du prince charmant avec qui elle se mariera et aura beaucoup d’enfants…

 

 

Ca s’appelle l’adolescence, cet âge compliqué…

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Le lendemain de cette fête, les gens étaient invités au recalentado, un autre repas, une autre fête, pour terminer l’alcool et les plats de la veille. Cette fois-ci, chez les parents. Le meilleur groupe de Oaxaca joue des airs mexicains.

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Plus familiale, l’ambiance est à la tradition. Zatzil Pamela, comme sa mère et la plupart des femmes invitées est habillée du célèbre huipil et de la jupe brodée, costume typique de la région de l’isthme.  Les gens dansent avec bonheur les pas traditionnels, la bière coule à flot tout l’après-midi, le mezcal vient réchauffer les gosiers.

 

la-Quinceanera 1825 la-Quinceanera 1829

Le clou du spectacle est la quema del torito, ce petit taureau en ferraille, support à des dizaines de pétards, que les personnes portent sur leur dos en dansant jusqu’à ce que tous les pétards aient explosé en trainées de lumière de toutes les couleurs.

                         la-Quinceanera 1855 la-Quinceanera 1870

                         la-Quinceanera 1871 la-Quinceanera 1872

 

Zatzil semble ravie de ces deux jours de fête si différents en son honneur, nous on est bien contents d’avoir été invités à une célébration si importante. Un souvenir impérissable pour elle comme pour nous…

 

la-Quinceanera 1851

Par kristel lodewijk
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Mercredi 19 mai 2010 3 19 /05 /Mai /2010 16:42

PUEBLA 0899

 Il est des villes impénétrables, des villes hermétiques, dont la beauté flagrante empêche de les connaître plus en profondeur. Des villes dont on dirait que les bâtiments historiques, propres et bien indiqués, se suffisent pour créer le décor d’un film hollywoodien dont le tournage dure toute l’année.

 

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Puebla est une de ces villes. Nichée à 2000 mètres d’altitude, à 3 heures de la capitale, elle est un peu une ville-musée.

PUEBLA 0875Les carrelages qui ornent ses murs feraient verdir de jalousie des azulejos de Lisbonne.

 

 

 

 

 

 

Ses  édifices sont bien conservés, ses rues sont propres.  PUEBLA 0870

 

Ses églises, à chaque coin de rue, ont chacune un style différent, une histoire particulière. Puebla, créée en 1531 comme étape entre le port de Veracruz et la ville de Mexico, est la plus espagnole des villes mexicaines.

 

 

 

La dévotion (feinte ou sincère, impossible de savoir) y est palpable.

 

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Comme toutes les villes coloniales, le Zocalo carré occupe la place centrale.

 

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Autour, les rues se croisent perpendiculairement. Un damier géant.

Dans chaque case, des bâtiments colorés, des églises. Quelques places plus petites accueillent des marchés. Pas vraiment des marchés d’artisanat indigène ou d’artistes en dreadlocks et pantalons troués. Non, plutôt des foires aux livres, des antiquaires, artisanat de la région.

 

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Même le quartier des artistes est figé dans cette tranquillité propre aux choses ordonnées avec soin.

 

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Comme si la rigueur du catholicisme espagnol avait dompté le joyeux bordel mexicain.

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En s’éloignant du centre, on retrouve un peu de cette folie douce qui fait défaut dans les rues adjacentes au Zocalo. Des voitures qui roulent vite et n’importe comment.

 

 

 

 

 

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Un joli marché qui mêle sans logique apparente fleurs, déguisements, objets de culte, bijoux fantaisie.

 

 

 

 

 

 Le quartier des Mariachis, où règne fausse nonchalance et vraie élégance...

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Un marché gastronomique où on se fait harceler par au moins 20 personnes de tous âges et de toutes tailles à peine la porte passée. 

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Puebla, ville dévote, ville culturelle aussi. Très ouverte sur le monde, sur l’Europe, elle recèle comme un trésor la plus grande bibliothèque de livres anciens d’Amérique. Un joyau qui enferme en son sein plus de 50000 tomes, qui datent parfois du XIVème siècle.

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A Puebla, pour la semaine Sainte, on marche toute la journée. Pour faire le tour des édifices riches en anecdotes ; pour visiter une église dont la façade nous attire l’attention ; pour chercher un resto où goûter les spécialités du coin (cemitas, mole poblano, chile en nogado…) ; pour suivre les processions enfin.

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Et oui, le vendredi Saint, le jour où Jésus a été crucifié, les fidèles refont avec ferveur la marche forcée sur le Chemin du Calvaire.

 

 

 

 

Toutes les paroisses se réunissent dans le centre, apportant chacune une grande statue du Christ ou de la Vierge, et démarrent pour une longue procession autour de la ville, interrompue de messes. 

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 Là encore, Puebla est toute en mesure. Ici, pas d’auto flagellation ni de porteurs de troncs pleins d’épines, pas de sang ni de chaînes, pas de larmes ni ce silence impressionnant qui caractérisent les processions de Taxco, par exemple. (voir article du blog : Cuernavaca – Taxco – Huatulco, Semaine Sainte en famille).

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 Non, à Puebla on marche, on chante, on prie, les enfants sont habillés en Anges, la foule se mêle à la procession.

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 Une célébration plus humaine, peut-être plus accessible.

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Le lendemain, c’est sous un ciel gris que nous partons visiter le joli village de Cholula.

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Dominé par le majestueux Popocatepetl, deuxième plus haut volcan du pays, interdit au public car il est entré en éruption en 1996, Cholula offre au visiteur une pyramide aztèque dont Cortez ne s’est pas vraiment soucié quand il a fait construire à sa cime une église toute jaune.

 

 

 

 

 

 

 

 

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L’église est jolie, certes, mais le plus beau est sans doute la vue sur le volcan et le village.

 

 

 

 

 

 

  

 

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A Cholula, on retrouve l’ambiance désordonnée et bordélique typiquement mexicaine. Les stands de nourriture (le camote, sorte de pate de patate douce aromatisée aux fruits, écœurante, fait fureur), 

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les hangars pleins d’artisanat de toutes sortes, les magasins de cuir, chapeux, sacs, vêtements brodés…

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 Coloré, vivant, joyeux, Cholula nous enchante. On y fait des achats, on y prend des photos, on y mange comme si n avait faim.

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 Le soleil couchant nous rappelle que demain il faut lever le camp, que nous allons voler vers la chaleur moite des plages huatulqueniennes.

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Le bus crachotant nous bringuebale jusqu’à Puebla.

 

 

 

 

 

 

Une dernière ballade dans les rues rafraichies par la nuit avant de fermer cette douce parenthèse poblana.

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Par kristel lodewijk
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Lundi 8 février 2010 1 08 /02 /Fév /2010 05:00
Petite balade en lancha dans les différentes Baies de Huatulco.
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Les plages...

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Snorkeling...

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Pez globo...

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Une petite raie dont j'ai oublié le nom...

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Poisson Ange, mon préféré...

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Petit poisson fluo...

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Du corail de 1000 ans...

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A débusquer des raies papillons cachées dans le sable...

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A la poursuite de groupes de baleines élégantes et hurlantes...

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15 mètres de long environ, à moins de 5 mètres de notre petite lancha!!!

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Le clou du spectacle...

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Le fameux visage gravé dans la roche...

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Et deux poissons tropicaux encore non identifiés par les scientifiques...

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Par kristel lodewijk
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Mardi 12 janvier 2010 2 12 /01 /Jan /2010 06:30

 

A El Santo, Rey Misterio, el Minautoro, El Gallo Verde, Dr Wagner…

Voir album qui reste à compléter (j'attends les photos du guide):Pico-de-Orizaba Pico-de-Orizaba

5675 mètres. C’est à cette hauteur qu’on avait décidé d’essayer de s’élever pour Noël 2009. Deux ans qu’on y pense, depuis notre arrivée au Mexique. Le Pico de Orizaba, ou Citlaltepetl (la montagne des étoiles en Nahuatl), le point le plus haut de la République mexicaine, un volcan qui fait partie de la Cordillère néo volcanique qui coupe le Mexique en deux, d’est en ouest.

 

01-Pico de Orizaba

A force d’en parler, on avait rallié Karel, Rémy et Mélodie à notre cause. On serait donc 5 à tenter l’ascension.


Depuis le Mexique, on a cherché un guide. On a choisi une organisation italienne, Italian Trek. Le rendez-vous est à Puebla, le 24 décembre. On s’y rend tous les 5, sacs sur le dos, remplis pour nous des vêtements de montagne que nous ont gentiment amenés les français.


Franco arrive, avec ses  2 guides. On fait rapidement les présentations et puis, en professionnel, il  vérifie quelques détails. Quelle expérience en haute montagne ? Toubkal (4167 m), Mont-Blanc (4810 m), il approuve en silence. Je tente un hasardeux « Volcan Tacana » (mon unique expérience en haute montagne !!!), là il éclate franchement de rire. Ah oui ! Le Tacana ! La plage, quoi !

Deuxième point,  le matériel : coup d’œil d’expert de haut en bas sur chacun de nous. Nos chaussures ne valent rien, on va avoir froid aux pieds et des douleurs…


Conclusion de ce premier contact : On va essayer, on verra bien… Encourageant…


Deux chauffeurs nous emmènent au village au pied du Pico : Tlachichuca. Enfin, quand je dis chauffeur, avec notre chance habituelle, Lodewijk et moi  tombons sur un avocat, ami d’un des guides, qui roule bourré et qui veut nous faire découvrir les charmes culinaires et géologiques de la région. Franco s’arrête plusieurs fois pour le presser de ne plus faire de pauses de ce style. Nous sommes écœurés de toute la nourriture que nous acceptons d’avaler par politesse, effrayés des manières brusques de notre chauffeur qui ne maîtrise que très moyennement sa voiture automatique. Va-t-on arriver au village ???


Après deux bonnes heures de voyage chaotique, on arrive à Tlachichuca. Déchargement des voitures, chargement des 4x4, pas le temps de traîner, un groupe attend au refuge pour être descendus. On monte dans la voiture avec un vieux guide, qui vit avec le Pico depuis 35 ans, et qui nous raconte en détails l’accident qu’un ami de Karel, Rémy et Mélo (Samuel) a eu il y a 4 ans. Glissade, fracture du bassin en mille morceaux… Engageant…


On arrive de nuit au refuge, à 4200 mètres d’altitude. Un fort vent nous accueille, on a du mal à rester debout, et puis, pour les huatulquéniens que nous sommes devenus, le froid est glacial.

I
03-Refuge

nstallation des duvets, pendant que nos 3 guides préparent le repas. Il y a Franco, un italien, la trentaine, alpiniste et formateurs de secouristes depuis des années. Wilfrido, un spéléologue extraverti et blagueur qui surnomme immédiatement Rémy de « Pollito Caliente » (Petit poulet chaud). Et puis Léo, un mexicain assez discret et incroyablement résistant au froid, qui dort dans un minable duvet de plage et ne nous dira qu’une seule chose, ce soir-là : « J’aime le froid » (il parle un peu français).

02-Pétards de Noël

Le repas englouti, on fête Noël, à la dure, puisqu’à cette altitude Franco nous interdit strictement de boire ne serait-ce qu’une seule gorgée du mezcal que j’ai ramené de Huatulco. Wil a apporté quelques pétard, que chacun jette dans le noir, et qui résonnent dans la montagne.





On a un sommeil un peu agité, le vent souffle, la porte d’entrée tape, notre tête est douloureuse à cause de l’altitude.

06-Refuge

Le lendemain, c’est la journée d’adaptation. Le vent redouble de violence. Un Japonais et son guide, partis en pleine nuit, renoncent à l’ascension, les bourrasques sont beaucoup trop violentes sur le glacier. Désespérant…


07-El Gallo Verde


On décide alors de faire une prière, tous vêtus de nos masques de luchadores (catcheurs) qu’on a achetés à Puebla, pour le cas où on arrive au cratère. Karel, notre chef spirituel, se découvre des talents d’orateurs, en prêtre aztèco-breton…











On part pour une petite marche d’une heure, Franco veut certainement tester notre résistance à l’altitude, peut être notre obéissance… 

13-Toute l'équipe et Franco


16-Offrandes




Là encore, Wil organise une petite cérémonie, pour demander la permission au Pico de le gravir et surtout pour faire baisser le vent, qui interrompt aussi notre petite rando, car beaucoup trop violent.














Vu d’en bas, le Pico nous enseigne l’humilité… Impressionnant…


17-Citlaltepetl

Vient ensuite l’heure d’essayer les gants, les pantalons de ski, les crampons, les piolets. L’ascension se compose de deux parties : une première de roche, appelée le Labyrinthe, et un glacier, de 700 mètres. Franco nous enseigne à nous arrêter avec le piolet dans le cas où on glisserait sur le glacier. Cette idée, ainsi que le souvenir de l’accident de Samuel, me laissent une forte impression. Effrayant…


10-Kristel

Le soir il faut se coucher tôt car on va partir à 3 heures du matin, pour atteindre la cime (ojala !) le matin, avant que le vent ne soit trop fort. On est presque à faire une croix sur la montée du glacier. A 18h, tous au lit. C’est difficile de dormir, le vent redouble de violence pendant la nuit. Un calvaire, surtout pour Mélo, victime d’une gastro foudroyante, qui se lève plusieurs fois pour vomir.


20-Au pied du glacier





A 3 heures du matin, du thé chaud, des céréales et de la papaye dans le ventre, on part, frontale au casque.









La partie rocheuse se fait assez rapidement. Le rythme est bon, on ne fait de pauses que pour attendre la pauvre Mélo qui se vide tout ce qu’elle peut. Je ressens une douleur dans le cou et les trapèzes, qui s’atténuera avec l’effort de la marche. Techniquement pas de difficulté particulière, jusqu’à ce qu’on enfile nos crampons dans le noir. Trois cordées sont faites : Karel le Gourou et Pollito Caliente avec Wil, Mélo avec Léo, qui la soutiendra dans chaque situation difficile, Lodewijk et moi avec Franco.

18y-Ascension paroi de glace

On escalade quelques parois un peu gelées, d’un ou deux mètres de haut. Seule l’altitude et le vent sont éventuellement des obstacles. Avec Rémy, on s’avale 3 paracétamol chacun, luttant contre un mal de tête lancinant.


19-Lever de soleil au pied du glacier
Et on arrive au pied du glacier.

21-Les 3 locos

Le soleil se lève doucement, la lumière timide au début, puis plus violente, rouge, orange, violette, nous dévoile le Citlaltepetl dans toute sa splendeur.

22-Au pied du glacier

On est à 4900 mètres, et là, miracle, il n’y a pas de vent…

24-Au départ du glacier



L’espoir revient, et l’idée, qu’on avait presque effacée de nos têtes, d’arriver au sommet, se présente à nous avec évidence. Le climat sera clément, à en croire les apparences. Nos prières auraient-elles été entendues ?










14-le Pico vu d'en bas


Forts de ce changement radical de situation, on repart, du baume au cœur. Il ne reste plus que le glacier, la cime semble toute proche ! On s’applique à respecter les consignes de sécurité de Franco. Bien écarter les pieds, la corde toujours tendue, piolet-pied droit- pied gauche- piolet…









On commence une ascension lente, difficile, avec une pente à 45 degrés, pénible et surtout … interminable. On nous avait pourtant prévenus de ne pas regarder en haut…
   
25-Ascension du glacier
Piolet- pied gauche- pied droit- piolet… et on tourne… piolet- pied droit- pied gauche- piolet… on tourne. On monte en zig-zag en évitant les crevasses recouvertes de neige. Nous ouvrons la marche avec Franco, puis viennent Mélo et Léo, nos trois boute-en-train arrivent après.

25bis-Ascension du glacier

Il s’avère que Wil est plus doué pour les prières que pour l’ascension. Incapable de tenir son rythme, il fait 10 pas très rapides, 5 moyens, 3 lents, et s’arrête, essoufflé. Un rythme cassé et cassant pour Karel et Rémy, qui à plusieurs reprises auraient bien envie de lui planter le piolet dans la tête. Rémy, à qui cette vitesse ne convient pas, commence à sentir les effets de l’altitude.


Après 3 heures de glacier, nous sommes tous épuisés. L’air nous manque, nos forces nous quittent un peu plus à chaque pas. Il faut faire des pauses un peu plus souvent pour boire l’eau qui est gelée dans nos bouteilles en plastique. Les quelques barres de céréales nous donnent de l’énergie pour les quelques minutes après leur ingestion.

254-Ascension du glacier25bis-Ascension du glacier

A 5500 mètres, on fait un effort physique violent avec seulement 50% d’oxygène par rapport à l’altitude zéro. Lodewijk et Karel sont encore très lucides, et paraissent physiquement en forme. Rémy commence à peiner, et a la nausée dès qu’il arrête de marcher. Je suis un peu confuse, je vois la montagne tourner autour de moi, je perds l’équilibre et mes forces s’évanouissent à vue d’œil. Chaque pas est une lutte pour aller au-delà de mes possibilités physiques. Quant à Mélo, à jeûn depuis la veille, qui continue de vomir, elle est d’une pâleur effrayante, a froid (Léo lui donne, au fur et à mesure de l’ascension tous ses vêtements…). Franco s’inquiète de son état et lui demande d’enlever son masque. Elle lève un bras faible, ne trouve pas son visage, laisse tomber sa main et la tentative.

25ter-Mélo sur le glacier


Il faut prendre une décision rapidement. On est à 20 minutes du sommet, qu’est-ce qu’on fait ? 20 minutes, mon œil, ça fait 1000 heures qu’on monte. On hésite. La parole décisive viendra de Mélo la Guerrière. On est presque arrivés, ce serait dommage d’abandonner si près du but. On repart. Lodewijk et Franco tirent sur ma corde. Tout est question de volonté. Si la tête le veut, le corps peut y arriver. Ne pas regarder en haut, ne pas penser à la descente qui nous attend, ne pas se plaindre de l’angle de la pente, faire attention à ne pas croiser ses pieds…


Un cri qui résonne, puis deux, Franco et Lodewijk qui hurlent qu’on est arrivés, on va mettre le pied sur le sommet, On s’est grimpé 1700 mètres depuis le refuge, ça y est !!

25-Le cratère

De bonheur, de soulagement, d’épuisement, de béatitude, on pleure un coup, là haut, à 5675 mètres.

28-Sommet

Devant nous s’étalent les plus hauts volcans du Mexique : le Popocatepetl, la Malinche, l’Iztaccihuatl.

11-Vue sur les 3 volcans

La vue est grandiose, vertigineuse. Une mer de nuage cache Puebla, le reste est découvert. On se sent libres, vulnérables, et vivants. Incroyable.


27-On a réussi!

On se force à mettre nos masques de luchadores pour la photo, pour le mythe.

27x-Les 5 et Franco

29-5700 mètres

Et puis il faut repartir, car Mélo, Rémy et moi nous sentons mal.



Lodewijk part en premier. Je le suis, encordée, puis Franco. Devant nous, le vide. La pente paraît encore plus raide à la descente.

30-La descente qui nous attend

Bien écarter les pieds. Je suis si faible que je titube. Je m’arrête plusieurs fois. Franco prend mon sac. Mes lèvres, mes cernes sont noires. Mon sang circule mal. Il faut redescendre rapidement à 5000 mètres. Mélo, cas critique elle aussi, et Léo nous dépassent  à grande vitesse. Rémy, malade, aura besoin de Karel pour arriver à une altitude tolérable, Wil, pas fier non plus, ne lui sera pas d’un grand secours. Une descente interminable.


En bas du glacier, on change les cordées. Rémy va être avec Franco, Mélo et moi avec Léo, Lodewijk et Karel avec Wil. Notre état physique s’améliore incroyablement naturellement dès qu’on passe sous la barre des 5000 mètres. C’est à ce moment qu’on réalise un peu qu’on a réussi à grimper jusqu’en haut, qu’on a descendu le glacier sans encombre, le sourire revient sur nos visages. C’était pas gagné pourtant…

18-Retour de marche d'acclimatation



Le reste de la descente se fera chacun à son rythme. Mes douleurs cervicales reviennent avec force, je ne peux strictement plus bouger la tête, je serai la dernière à atteindre le refuge. Mélo, une des premières alors qu’elle continue de vomir toutes les demi-heures environ, une force de la nature, qui nous a unis dans la montée, qui nous impressionne complètement dans la descente.







Arrivés au refuge, après 13 heures de marche, Franco nous annonce qu’on est montés en un temps record. Le temps moyen d’une ascension du Pico de Orizaba est entre 8 heures et 9 heures. Plus, c’est qu’il y a un problème. Moins, c’est qu’on est rapides. 7h40, c’est notre temps. Rapides, donc.


Un repas chaud nous attend, des bonnes pates à l’italienne, un thé. Le sourire béat, les corps endoloris, des images plein la tête, on parle peu, on savoure…


04-Refuge

Retour à la civilisation, fourbus, on remerciera Franco pour son professionnalisme et son sérieux, échange de mails, on s’enverra les photos. Une expérience forte et inoubliable. A vie… on est frères du Pico.


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On essayera vainement, à Puebla, de trouver un bus non complet, on dormira dans le froid de la gare routière, on mettra 15 heures à rentrer à Huatulco, mais après tout, après avoir vu le Mexique d’en haut, on peut bien supporter ces petites galères d’en bas…

 

 

Par kristel lodewijk
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Dimanche 3 janvier 2010 7 03 /01 /Jan /2010 23:53

 

petite dédicace à Rémy et Mélo...


Voir album : Noel 2009 Michoacan Noel 2009 Michoacan

On l’a voulu notre Noël au froid, loin de la moiteur et des palmiers de la plage… on l’a eu !!!

On a choisi l’état de Michoacan, situé au Nord-est de l’état de Mexico, parce qu’il est plein de montagnes et qu’il n’est pas trop touristique mais bien authentique, on ne va pas changer les bonnes habitudes…


La capitale est Morelia, dont le nom est un hommage à José María Morelos, héros de l’indépendance du Mexique, une très belle ville coloniale, aux allures un peu bourgeoises, aux petites ambiances de quartiers, à l’atmosphère presque européenne.

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Venant de Huatulco, le choc n’est pas seulement thermique. Il est aussi culturel, les gens ne sont plus si insouciants et joyeux que sur la plage, ici le respect (ou juste un sourire) se mérite, la vie est plus dure à la montagne. Choc de faciès aussi, les visages bruns et carrés, les corps petits et trapus de la côte font place à des faces pâles ovales aux yeux bridés, ou à des visages blancs aux yeux clairs, comme si les gens du Michoacan avaient autant à voir  avec les français qu’avec les Esquimaux.

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Une visite de la ville nous dévoile les charmes de son centre historique, inscrit au patrimoine mondial de l’Humanité de l’Unesco, ses églises incroyables (notamment le sanctuario de la Virgen de Guadalupe), son aqueduc, son Zocalo, son artisanat.


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En parlant d’artisanat, on est servis dans le Michoacan. Sa culture purepecha très bien conservée offre des trésors de poteries, de masques et couverts en bois, guitares, peintures naturelles appelées maque, cuivres, dessins de feuilles d’or …


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Quant à la gastronomie, la sopa tarasca (soupe de frijoles, tomates, tostadas, et fromage de michoacan, avocats frais…) nous enchante littéralement.


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Près de Morelia, à une heure de bus, se trouve la ville de Patzcuaro, pueblo màgico, capitale de la culture purepecha, bordant le lac du même nom. Jolie petite ville harmonieuse, blanche et rouge, à l’ambiance détendue, une ville à se poser en terrasse et boire des petits cafés bien chauds.










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C’est d’ailleurs plus ou moins notre programme, avant de nous embarquer sur la lancha qui nous mènera sur l’île de Janitzio, la plus grande du lac Patzcuaro, célèbre pour ses pêcheurs aux filets-papillons qui n’attrapent plus grand-chose dans le lac épuisé.








L’embarcation se remplit peu à peu, de passagers, de fleurs blanches aussi, un mariage étant prévu pour le lendemain. Un trajet embaumé et agréable, on file droit sur la haute statue de Morelos qui domine l’île et le lac entier, son poing libérateur tendu vers le ciel.

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Un petit tour de l’île, son côté face joli et plein de petites boutiques, son côté pile un peu plus chaotique et délabré, île double-face où le tourisme va plus vite que le développement et la préservation du patrimoine.


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On assiste à un très joli coucher de soleil avant de repartir dans l'obscurité.

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Au bord du lac, à une vingtaine de minutes de Patzcuaro, il y a ce village au nom étrange : Tzintzuntzan.












Quand on vous dit que l’origine des purepechas n’a pas encore été déterminée, on ne s’y trompe pas en visitant ce site archéologique aux formes arrondies et inédites au Mexique (des igloos en pierres  construites par des Esquimaux qui avaient envie de se la couler plus douce au soleil???) Bref, dans ce pays, visiter quelques ruines précolombiennes, ça ne se refuse pas…


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Le clou de notre virée michoacanienne est le vilage de Angahuan, où l’on arrive en pleine nuit, sans trop savoir où on va dormir. Deux blancs, sacs sur le dos, chaussures de rando aux pieds, ça se remarque dans ce village encaissé dans une vallée froide, aux rues en terre, aux maisons aux toits de tôles…

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On passe devant quelques groupes de jeunes qui, malgré le froid et l’obscurité, restent tard à discuter, assis sur ce qui pourrait être assimilé à un trottoir, autour d’un feu de petit bois ou de déchets en plastiques. Pour le coup, ça sent un peu les quartiers tziganes de Hongrie, le pneu brûlé et les haleines alcoolisées.


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Des quatre coins du village, des haut-parleurs puissants diffusent les voix de vendeurs, qui vantent tous en même temps leurs produits en purepecha. Une langue traînante, nasillarde, répétitive. Serait-on arrivés à Istanbul à l’heure de la prière ? Non, ça dure toute la journée, jusque tard dans la nuit, le tout accompagné de musique de fanfare, capharnaüm acoustique permanent. Ici, les gens ne parlent pas espagnol, les enfants l’apprennent à l’école.

 


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Un homme nous aborde, et nous demande si on a avec nous le « Guide du Routard ». On l’a. C’est lui, c’est Cornelio, le guide à cheval dont on parle page 491 ! Il guette les touristes depuis qu’un enquêteur du fameux livre a fait sa célébrité il y a 4 ans.
En quelques minutes, il nous accompagne chez son pote José (celui de la page 490!) pour y prendre une chambre dans un joli chalet.



Le rendez-vous est fixé pour le lendemain matin : objectif : le Paricutin, le plus jeune volcan du Mexique, qui est sorti de terre en 9 mois en 1943 et dont l’éruption de plusieurs année a rayé de la carte les quelques villages alentours.

 

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On ira en cheval, ce sera mon baptême. Jésus, le fils de Cornelio, 11 ans, nous accompagnera. Pas peu fière au début, de tenir droite sur mon destrier, pas complètement rassurée non plus.

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On traverse d’abord une forêt de pins, puis les arbres disparaissent et on arrive dans des champs d’avocats entourés de buissons bas, et il faut contourner le champ de lave d’une superficie de 25 km². Le sol est poussière noire, de la cendre, la végétation se fait de plus en plus rare, un paysage lunaire où apparaît, au détour d’un virage, le volcan.

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Les chevaux épuisés nous attendront sous un arbre pendant qu’on monte au sommet.
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20 minutes d’ascension dans la cendre, on monte deux pas, on redescend d’un.











En haut, des fumerolles s’échappent de la roche chaude, ça sent le souffre.

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On fait le tour de ce cratère impressionnant, et on redescendra par la voie royale, tout droit, en glissant-courant dans la poussière grise.


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De retour sur nos chevaux, c’est reparti pour trois autres heures, dans le sens inverse, avec une petite pause à ce qui reste du village au nom interminable de San Juan Parangaricutirimícuaro, à savoir : le clocher de son église et un autel, dont le nom prémonitoire (Milagro) l’a sûrement sauvé d’un ensevelissement en bonne et due forme.

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On se mange une quesadilla de farine bleue accompagnée d’avocats frais et on repart.


Arrivés au village, on essaie de retrouver possession de nos genoux, dos et postérieurs endoloris en faisant un tour dans les rues boueuses. Les gamins se moquent de nous en purepecha, une piñata est organisée par les grands pour les petits qui se ruent sur les quelques mandarines qui s’en échappent, le soir tombe avec le froid, les gens rentrent chez eux, et nous, on a presque hâte de repartir.


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Le lendemain, c’est à Puebla qu’on aura rendez-vous avec Karel (le frère de Lodewijk), Rémy et Mélo (des potes bretons) pour un projet que l’on couve depuis notre arrivée au Mexique : l’ascension du Pico de Orizaba, 5700 mètres de haut.
(un article spécial sur le blog lui sera consacré)

La fin des vacances, c’est plage, Bocana, Barra de la Cruz et Puerto Escondido pour nos amis surfeurs (car 2010, année de la glisse…), fêtes et farniente sur le sable, beaucoup de bière, de poisson, de rires, pour chasser 2009 et accueillir 2010 comme il se doit…


Le soir du 31, notre ami mexicain Chucho (un adepte de la famille Allaert) nous invite tous les 5 à partager le repas du nouvel an avec sa famille. La bière et le mezcal coulent à flot, comme d'habitude. On mange beaucoup, on parle un peu. Vers 23h30, on dit quels ont été nos réussites de l'année 2009, nos souhaits pour l'année 2010.

Les parents de Chucho nous distribuent ensuite des grains de raisin, 12 chacun. Il faudra en manger un à chaque coup de minuit, en faisant un voeu à chaque fois. Fou rire général à minuit, personne ne peut suivre le rythme. Mon cerveau embrumé par les vapeurs de l'alcool et la fatigue a du mal à coordonner mes mouvements. Je ne ferai qu'un seul voeu finalement. 

Après les embrassades d'usage, on part sur la plage de Zicatelas pour fêter les premières heures de l'année. Ambiance surfeurs californiens, "tu m'mates, j'te mate", fashion addicts et musique electro, on préfère rester un peu sur la plage. La fatigue a raison de notre volonté et on laisse Chucho vers 3heures pour aller se plonger dans les bras de Morphée. Au premières lueurs du jour Rémy surfe sa première vague de la décénie naissante. Ils ont leur bus le soir...

Après deux semaines de vie en communauté, le départ de nos trois compères a une saveur amère. On se quitte sur le parking de la gare routière de Puerto, ils prendront un bus pour Mexico, notre vaillant combi nous ramènera sans encombre à Huatulco.


Bonne année à tous, et que 2010 vous apporte un billet d’avion pour venir nous rendre visite avant qu’on parte pour de nouveaux horizons…

Par kristel lodewijk
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Jeudi 23 juillet 2009 4 23 /07 /Juil /2009 14:41



Il y a la belle route fédérale qui mène à la UMAR, Universidad del Mar, depuis la Crucecita.

Et puis, sur le côté droit, juste avant le pont, il y a ce chemin de sable, qui s’enfonce dans la végétation en descendant à pic. Quand on l’emprunte, on dirait un peu le lit d’une rivière disparue, des filets d’eau des dernières pluies trace des sillons lumineux.

Le vaillant combi se sent bien sur ce terrain un peu accidenté. De chaque côté du sentier, la forêt, et de temps en temps, une cabane en tôles et en bois. Des gens vivent là, tellement proches de cette route fédérale et à la fois tellement isolés. Le lieu s’appelle l’Arenoso (le sablonneux).




Au bout du chemin, un puits, des poulets effrayés qui courent dans tous les sens, des petites filles qui vont prévenir leur mère qui s’active dans la cabane en haut de la butte. C’est ici qu’on vient manger quand on veut faire le plein d’affection et de chaleur humaine.




La spécialité de la casa, le poisson, bien sûr, que la Doña Lupe prépare comme on le souhaite : grillé, aux herbes, à la talla (sauce au chili). Cette petite femme régale tous les amis de son ami Lalo (un étudiant de la Umar), pour une poignée de pesos, et offre les jarres d’eau parfumées aux fruits, les tortillas, les frijoles et le café. Son mari promène sa bedaine joviale au milieu des tables, ne crache jamais sur un mezcal de fin de repas, et écoute nos conversations en se marrant en coin. Pour ma copine chinoise Tao, qui a du mal à monter la butte avec ses chaussures à talons et à paillettes, il a taillé quelques petites marches.




On vient là, à l’heure de la pause déjeuner, et le rituel commence : embrassades, comment ça va depuis le temps (une semaine maxi), combien vous serez aujourd’hui, qu’est-ce que vous avez aujourd’hui Doña Lupe, asseyez-vous, les filles apportent l’eau (et parfois même une grosse assiette de crevettes offerte par la maison, pour patienter…)



La dernière fois qu’on y est allés, c’était pour dire au revoir à la famille avant nos départs respectifs : les profs dans leurs pays natals, les étudiants dans leurs familles ou dans les villes où ils feront leurs stages cet été.




On a bien mangé, pris plein de photos, et le mezcal a coulé à flot, parce que personne ne retournait à la fac après. Cheque a sorti sa guitare, et a chanté des chansons populaires mexicaines, chansons d’amours, chansons mélancoliques, nostalgiques d’un bonheur passé… L’alcool, le goût amer d’une période agréable qui s’achève, l’amitié, tout cela aidant, on avait un peu la larme à l’œil à la fin (surtout moi, oui j’avoue).




En partant on a pris les rendez-vous pour le retour : je dois aller un samedi d'août à l’Arenoso pour apprendre avec Doña Lupe à cuisiner le poisson à la talla, et pour offrir à son mari une bouteille d’alcool typique de mon pueblo.

Manger et boire, quelle manière merveilleuse et tellement simple de créer des liens forts entre des gens si différents. Un peu de musique pour couronner le tout et c’est la pura vida, comme ils disent ici, presque sans s’en rendre compte…

Par kristel lodewijk
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Mercredi 1 juillet 2009 3 01 /07 /Juil /2009 06:08

 

… ou comment tomber définitivement amoureux du Mexique, et accessoirement, de sa cuisine .

 pour l'album photo complet : Expedition a Tututepec Expedition a Tututepec 
 

 

Je connaissais l’isthme, Tehuantepec, Juchitan, le zapotèque et les velas, à l’est de Huatulco. Il me manquait d’aller fouiner à l’ouest. C’est chose faite depuis ce week end, puisque mon ami Ezequiel, Cheque pour les intimes, nous a invités dans son village (dont la moitié de la population est composée de sa famille…) : Tututepec.



 

Tututepec, c’est un petit village, perché à 300 mètres d’altitude, sur la côte Pacifique, à une heure de Puerto Escondido. Il est situé dans une région mixtèque, qui abrite encore des pueblos aux traditions préhispaniques animistes très ancrées.



La légende dit que les Mixtèques ont été créés par les Dieux, et qu’ils ont été enfantés par les arbres. Je veux bien le croire, car la végétation, aussi incroyable soit-il, est encore plus dense et verte qu’à Huatulco, et toute l’année en plus. Des fleuves, rios, lagunes, mangroves alimentent en permanence les forêts des montagnes et les palmiers de la côte.  Les Mixtèques ont été l’une des civilisations les plus puissantes de l’actuel état de Oaxaca, aux XIème et XVIIème siècles et ont résisté très vaillamment  à l’invasion aztèque jusqu’au XVIème siècle à l’arrivée de Cortez.

 










Le but de ce voyage était triple : Cheque devait s’entretenir avec des responsables politiques de la région afin de connaître leur point de vue sur le barrage qui va être construit sur le fleuve Rio Verde qui alimente la lagune, et en faire un article pour la fac. Un barrage évidemment construit par des entreprises privées étrangères, qui ne va sûrement pas profiter aux rancheros du coin.


Masimango, le prof congolais de politique internationale spécialiste de l’Afrique, venait pour rencontrer la population afro-descendante, puisque Tutu, tout comme la laguna de Chacahua et les villages alentour ont accueillis beaucoup d’esclaves africains durant la colonisation, qui s’y sont installés  et ont gardé leurs cheveux crépus et leur couleur sombre.


Et enfin nous (quand je dis nous, je me réfère à Tao, ma collègue chinoise, Richard mon collègue anglais et moi) on venait pour connaître le coin et rencontrer la famille de Cheque parce qu’on n’est jamais les derniers pour  découvrir de nouveaux lieux.

 



Après 4 heures de route dans la Zombie (c’est le nom de la voiture de Cheque, qui le porte assez bien, d’aillleurs, puisqu’on a du s’arrêter le long d’un champ de cacahuètes pour régler quelques pièces défaillantes),



on arrive à Santa Rosa, où le frère de Cheque nous attendait pour nous faire goûter le bon pozole de son comedor. Un pozole c’est une sorte de bouillon de maïs, à la viande, en générale de poulet ou de porc, qui se mange bien chaud et dans lequel on ajoute des sauces, herbes, oignons crus … Un bon repas et l’occasion de se faire inviter pour le soir à la fête du village.

 



Puis on arrive au rancho de Cheque. Dans cette région tellement fertile et riche, les terres sont divisées en terrains immenses, sur lesquels les propriétaires  cultivent des papayes, mangues, cacahuètes, basilic, bananes de toutes sortes, ou bien élèvent des vaches, chèvres.

 

Cheque cultivait du basilic, et maintenant il laisse ses terres à des gérants qui s’en occupent, en attendant qu’il sorte de la fac, où il est venu faire une licence de Relations Internationales. Il est comme ça, Cheque, la quarantaine, il sait conduire des avions, monter à cheval, a une petite fille de 7 ans, cultive tout ce qu’il veut, joue au foot et étudie à la Umar, vend du miel et offre des bananes... Un vrai personnage.

 





Au rancho on prend le temps de se vautrer dans l’herbe, de lancer des pierres pour faire tomber les mangues, et Richard, convaincu d’être un vrai mixtèque né d’une branche d’arbre, se met dans l’idée de nous faire une démonstration d’escalade, pour essayer d’attraper une mangue, et perdant le contrôle sur une branche morte, s’écrase sans un bruit ni un mouvement 2 mètres plus bas. Bah oui c’est ça de défier les Dieux des Arbres, ils se vengent après… Une bonne frayeur, et un long fou rire de soulagement quand il se relève sans aucun mal.

 










Puis c’est parti pour le tour de la famille, à Tutu : on rencontre la mère de Cheque, veuve depuis quelques mois seulement et encore très fragile ; la sœur et son mari qui nous préparent une eau de papaye, la cousine Leti, qui tombe sous le charme de ce séducteur de Masimango. ..

 


On monte sur la montagne aux oiseaux (Yuku Tzaa en mixtèque) : devant nous la lagune de Chacahua et le rio Verde, de tous les autres côtés des montagnes verdoyantes, à l’ouest un magnifique coucher de soleil…  



 

On redescend pour la fête du Saint patron du village, San Pedro. Un petit orchestre, quelques danseurs, et des tamales offerts par la municipalité avec un café bien chaud et sucré, quel accueil !




Maintenant on est prêts pour la faire la fête, ça tombe bien, le barbecue est allumé sur le toit de la maison de Federico, la pâte à tortilla est bien écrasée, la viande est en train de griller, les avocats, transformés en purée et quelques instants après les tlayudas maison atterrissent sur nos genoux, savoureuses et exotiques, et les verres de tequila, de bière et de mezcal se remplissent allègrement jusqu’à ce que la fatigue du voyage ait raison de nous et qu’on aille se coucher vers 2 heures du matin.


 


Le lendemain, dimanche, petit déjeuner mexicain, chez la cousine de Cheque, une femme dynamique qui vend ses tamales et ses chiles rellenos (des chilis farcis aux légumes ou à la viande) et nous offre des enchiladas, tacos de poulet, recouverts d’une sauce au mole et de choriandre, un vrai délice…

 

 

Encore un petit tour dans la campagne tututepekienne, et il nous faut honorer l’invitation du mari de la cousine de Cheque, qui fête son anniversaire dans son rancho. Là, c’est la tequila et la purée de haricots aux olives et au fromage (frijoles charros) qui nous ouvre l’appétit, avant un barbacoa de mouton. Ce nom barbare signifie que la viande de mouton est mise à mariner dans une sauce au chile, est puis est mise à cuire au four très longtemps (originellement elle était cuite dans la terre).

 

 

On se régale, on danse, on parle, on pose des questions, on répond à d’autres, on boit. L’hospitalité mexicaine a cette immense vertu de ne jamais prendre les invités pour des invités mais pour des membres de la famille. Pas de fausse politesse, ni de petits plats dans les grands, c’est tout le monde à la même enseigne et chacun se débrouille comme il peut. Et c’est bon.

 



Le soleil se couchant, on repart dans la courageuse Zombie, qui nous mènera au bout. Ce fut un voyage de saveurs, un voyage de couleurs, un voyages de bonheur, bref, un voyage qui justifie à lui seul ma présence dans ce pays extraordinaire.

 

Par kristel lodewijk
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Lundi 25 mai 2009 1 25 /05 /Mai /2009 02:00


La plage de la Boca Vieja, une plage qui se mérite ( dont la route pour y acceder est un chemin chaotique surtout après la pluie).


Le combi tient le coup, et on arrive vers 13 heures. L'eau de la lagune grignotte déjà celle de l'océan, et on voit bien la frontière entre eau douce (marron) et eau salée (turquoise).


Après un long bain pour moi, une séance de surf pour Lodewijk, c'est le rituel du poisson grillé et de la mariscada (salade de crevettes et coquillages crus accompagnés de tomates poivrons verts et oignons) le tout arrosé de quelques Corona et d'un café pour digérer.

 
Et puis rebelotte, rebain, resurf, jusqu'à ce que la nuit tombe avec la pluie et qu'on aille se réfugier sous les palapas pour regarder les éclairs et écouter le tonerre qui grondera pendant 4 heures. Nos rêves de camping de transforment en "nuit dans la combi", ce qui est tout aussi exotique...


Le lendemain, le ciel rose et violet porte les traces du violent orage, et dès l'aube on va marcher sur la plage. On se baigne dans une eau transparente, et chaude, on se croirait aux Caraïbes.


Les gros nuages noirs qui s'amoncellent aux alentours de midi nous effraient un peu (c'est que le Combi n'est plus de première jeunesse et il supporterait douloureusement un retour sur un chemin crevassé, et sous la pluie en plus!)


On repart donc, en prenant notre temps et de jolies photos des Bajos de Coyula, paradis des éleveurs, et des guanacastles.

 
Un week end relaxant et en même temps l'inauguration officielle de la saison des pluies 2009.

 


Avant de rentrer, on a quand même hésité un long moment à construire notre cabane dans un guanacastle centenaire... Ça donne envie, non?

Par kristel lodewijk
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Jeudi 14 mai 2009 4 14 /05 /Mai /2009 23:39

Les photos de ce week end sont dans l’album « Vela Al Espinal »
link

Malgré le climat hypocon-paranoïaque qui règne au Mexique en ce moment, on a quand même décidé de voyager ce week end et de retourner dans l’Isthme, invités par un de mes élèves Luciano dans sa famille a L’Espinal.


Dans une chaleur torride sans air on a d’abord visité la ville de Juchitan, la capitale de l’Isthme, et son marché Caverne d’Ali Baba, aux mille couleurs et aux mille saveurs... en finissant dans une cantina, exclusivement remplie d’homme, pour s’envoyer quelques bières en écoutant de la cumbia.


La raison principale de notre venue étant une Vela. Vela ça veut dire « veillée » en espagnol, ce qui veut dire que la fête dure jusqu’au petit matin. Le mois de mai est le mois des Vela, originalement on dansait pour appeler la pluie.


L’entrée est payante pour les hommes qui doivent en outre apporter une caisse de 24 bières. Les femmes, coiffées et habillées en huipil et jupe traditionnelle colorés apportent le repas qu’elles ont cuisiné tout l’après-midi. L’idée étant de partager avec la famille ou les gens assis à côté de nous.


J’avais été coiffée et habillée par les (nombreuses !) femmes de la famille de Luciano. Lodewijk aussi était habillé pour la circonstance : un pantalon noir et une goyabera blanche.


Le bal a duré des heures, dans une ambiance chaleureuse et une chaleur à tomber. Les bières passaient presque inaperçues ! C’est vrai que les règles de bonne conduite isthméniennes veulent que « bière proposée ne doit jamais être refusée » même si on en a encore une et demi à boire ! Les deux orchestres ont joué de la cumbia et de la salsa sans discontinuer, et on a vraiment été impressionnés de la faculté innée qu’ont les mexicains de danser gracieusement n’importe quelle danse. Nous, on inventait des pas de cumbia en rigolant bien. L’heure approche de commencer à prendre des cours !



Les grand-parents de Luciano, 85 ans, ont tenu le coup jusqu’à 3 heures du matin ! Quant à nous, l’arrêt de la musique et les premiers rayons du soleil nous ont vus rentrer à la maison fatigués mais émerveillés. On avait bien vécu une Vela à Huatulco, mais rien de comparable avec celle-ci, la Vela San Juan, la vraie vela au coeur de l’Isthme.


Par kristel lodewijk
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